Les Chavagnac et la Révolution

Vous trouverez sur notre site une page sur les seigneurs successifs de Saint-Amandin de 1250 à 1789. Par son mariage avec Charlotte d’Estaing le 20 octobre 1647, François de Chavagnac devint seigneur de Saint-Amandin.

De 1634 à 1790, la famille de Chavagnac eut sa résidence ordinaire au château de Blesle dans la Haute-Loire ; elle n’habita sur les terres de Lugarde et Saint-Amandin que, par exception, chaque année, à l’époque des chasses de septembre ; un concierge gardait habituellement le château de Lugarde.

Les seigneurs de Chavagnac avaient d’immenses étendues de terrain dans la paroisse de Saint-Amandin, soit en cultures, soit en pacages, soit en forêts ; diverses parcelles de ces terrains étaient données à des particuliers par bail à court terme et à bail emphytéotique. Des droits étaient accordés comme celui de couper et prendre dans les forêts le bois nécessaire, et pareillement celui de faire paître les animaux dans les terres vaines et marais.

La famille de Chavagnac possédait en outre, au bourg de Saint-Amandin, deux vastes maisons ; l’une s’élevait sur le bord de l’ancien chemin de Condat ; elle servait pour l’école de filles ; deux ou trois pièces uniquement étaient réservées au garde régisseur des bois, des chasses et des pêches de la seigneurie; l’autre était du côté du presbytère ; elle comprenait une salle d’audience, où se transportait M. le Bailly, lorsqu’il avait à rendre la justice aux habitants des basses vallées de notre paroisse; elle comprenait encore un ensemble de pièces, destinées à l’école des garçons ; l’abbé Orpelière eût là ses appartements durant les vingt-cinq ans de sa vicairie.

Toutes ces possessions des Chavagnac devinrent bien national, à la Révolution, et se vendirent à bas prix. Trois grands lots de forêts ne trouvèrent pas d’acquéreurs, tellement le bois était alors chose commune et sans valeur dans des quartiers isolés et d’un accès difficile. Il s’agit de celui de la Sapette et de la Goutterie, celui des Coindes et de la plaine de l’Echelle, et celui de Lissart et de Peyrelègue.

Ces trois lots revinrent à la famille de Chavagnac, après 1814, lorsque Louis XVIII eut rendu aux émigrés ceux de leurs biens qui n’avaient pas été achetés.

Vers 1835, les petits-fils des seigneurs de la terre de Lugarde et Saint-Amandin vendirent ces trois lots à la marquise de Castellane, née Talleyrand-Périgord.

Ces informations sont tirées de la biographie de l’abbé Orpelière (voir la page qui lui est consacrée sur notre site). L’auteur, l’abbé Soucher, ancien curé de Saint-Amandin) précise à la fin de son ouvrage : « La généalogie (1) et la plupart des données historiques … nous ont été communiquées, en 1885, avec une bienveillance toute spontanée, par M. le comte Roger de Chavagnac, un des descendants des derniers seigneurs de la terre de Lugarde et Saint-Amandin ».

A faire: rechercher l'ancienne maison que possédait les Chavagnac " au bord de l'ancien chemin de Condat" qui accueillait l'école des filles. Où était l'ancien chemin de Saint-Amandin à Condat ? Est-ce aujourd'hui la route du Pont de Bagil ? L'ancien chemin de Condat correspond-il aujourd'hui à la route qui passe par le Pont de Bagil, Vezolet, Laquairie ?

Le presbytère où il y avait l'école des garçons et où le bailli rendait la justice correspond-il à l'ancien presbytère mitoyen de l'église ?

Merci de faire des recherches et de donner votre avis

(1) voir la généalogie des Chavagnac dans la page concernant les seigneurs de Saint-Amandin.

Commentaires (1)

1. suffert 28/08/2011

J'ai en ma possession l'ouvrage original de Soucher sur l'Abbé Orpelière, effectivement il est fort intéressant.

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