Souvenirs de Chassagny

 

Petit village de la commune de St-Amandin perché à 1 000 mètres d'altitude.

"Le Puy Mary en fond d'écran"
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Les habitants ont en « fond d'écran » le Peyre Arse, la Brèche de Roland, le Puy Mary, le Puy de la Tourte, bref les Monts du Cantal. Tous les jours, ils peuvent  les admirer et avouent ne pas s'en lasser.

A 10 minutes à pieds, ils peuvent rejoindre la voie Pastorale, où est érigée la Croix Soubronne, dite « la croix d'en haut » car une autre croix se situe sur « le couderc » (la place) du village. Donc, arrivé sur cette voie Pastorale, une vue imprenable à 360° s'offre à eux : les Monts Dore, mais aussi le Chamaroux, le Suc de Vezol et toujours les Monts du Cantal, sans oublier le Château d'Apchon.

Dans ce petit village paisible, quand l'été arrive, ce sont presque toutes les maisons qui s'ouvrent et fin juillet c'est autour d'un bon repas bien sympathique que tout le monde se réuni, habitants à l'année et résidents secondaires. La soirée se termine toujours par quelques danses et surtout par l'hymne du village : « Après Paris, Vive Chassagny ».

Mais l'hiver ! Et bien l'hiver se passe toujours très bien, chacun vaque à ses occupation, la neige est souvent au rendez-vous pour offrir un autre décor tout aussi beau. Et la vie continue dans les 6 maisons encore ouvertes et pour leur 10 occupants.

L'ancienne école de Chassagny fermée
en 1967
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Où est-il le temps où Chassagny était le plus gros village de la commune ? Il faut remonter en 1840 pour y trouver 45 maisons habitées et 220 habitants.

Et son école, fermée en 1967 qui a compté jusqu'à 40 élèves.

 

 

 

 

 

 

 

Et ses 3 cafés :

Chez Chaumeil en bas, ouvert jusqu'en 1950 où l'on y dansait.

Café "Chez Chaumeil" aujourd'hui
maison particulière
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Anecdote : Un jour un chasseur vient boire un petit coup et en posant son fusil sur une table, Pan !!! le coup part, un gros trou dans le placard à côté du cantou ! Heureusement pas de blessé sauf la porte du placard qui devra attendre la transformation de la maison , qui sera faite par la génération suivante.

 

 

 

 

 

Café "Chez Lafon" aujourd'hui
maison particulière
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Chez Lafon, sous la place du village dit aussi le café des beloteurs. On y dansait aussi quelques fois. Le père était menuisier. Mère et fille ont tenu ce café, épicerie jusqu'à leur mort. La mère est morte à 100 ans, le 14 septembre 1969 et la fille, Louise a fermé l'établissement lors de son hospitalisation à Condat. Elle est décédée un mois après, en 1974.
Anecdote : un ancien du village qui venait y faire la belote, emmenait avec lui sa chopine car il disait : « il est pas bon le vin ici ».

 

 

 

 

Et le troisième était le café-épicerie-mercerie-restaurant « chez Planson ». Ce commerce avait été créé par M. et

 

Café "Chez Planson" aujourd'hui maison
particulière
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Mme Fustier, les parents de Mme Planson. L'approvisionnement n'était pas fréquent comme maintenant, alors ils faisaient rentrer : un wagon de pâtes via la gare de St-Amandin, le sucre à la tonne et le chocolat par 300 kg. Paulette Barakrok, leur fille, se souvient encore quand il fallait monter toute cette marchandise au grenier ! Ils proposaient également de prendre pension, souvent pour les instituteurs de l'école. M. Planson faisait les tournées dans les villages alentours, avec son « Tube Excella ». Mais quand les commerces de Riom-ès-Montagnes se sont agrandis, il a été contraint de se reconvertir, s'est fait marchand de fromage et sa tournée s'étendait jusqu'à Bort les Orgues. M. et Mme Planson étaient aussi les organisateurs de la fête de Chassagny où ils faisaient venir un manège. Fête plus importante que celle du bourg. C'est eux qui avaient le téléphone publique, jusqu'en 1970. Quand quelqu'un téléphonait pour parler à une personne du village ou des alentours (jusqu'à Pechouzou), ils envoyaient Paulette (leur fille) chercher la personne demandée. Cet établissement était aussi très connu pour ces grands bals où M. Planson jouait de l'accordéon et du bandonéon avec son orchestre. Tous les jeunes de l'époque y venaient et s'en souviennent encore. A la mort de sa femme en 1996, M. Planson a gardé le café ouvert et ce jusqu'à la fin de l'année 2008. Il est décédé en janvier 2009 à l'âge de 95 ans. C'est sa fille, Paulette Barakrok qui a gardé la maison. Le commerce n'existe plus, mais elle est heureuse de nous ouvrir les portes de cet endroit mythique où le décor mural réalisée par son père est toujours présent et ferait envie à bien des décorateurs ! Pour preuve, les filles de Paulette, toutes deux scénographes, veulent conserver la maison dans son « jus ».

Nous ne pouvons pas parler de Chassagny sans évoquer une personne, nous pouvons même dire un personnage qu'était Mlle Elisabeth Guitard. Vieille fille au caractère « bien trempé » qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Quelquefois auteur d'articles dans les journaux locaux pour que tout le monde se rappelle comment était la vie, avant à Chassagny. Elle faisait aussi le catéchisme aux enfants du village.

La maison de Constance
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Le village était principalement habité par des agriculteurs, pour preuve les maisons construites en « barriade » (en enfilade), comme celle de Constance. Le village compte à différentes époques, quelques étameurs, qui « à l'automne » partent dans d'autres départements. Là, ils vont « à la chine » dans les restaurants, chez les particuliers pour réparer les ustensiles et batteries de cuisine. Ils ne reviennent qu'aux beaux jours pour aider la famille aux travaux d'été de la ferme.

Chaque maison à son nom « ché untel » (ché sans Z, c'est en patois). Ces noms, la plus part du temps en patois, sont souvent en rapport avec les gens qui habitaient dans la maison.

Au 19èmesiècle, un violent incendie a ravagé plusieurs maisons du village, on ne reconstruira pas au même endroit. Avant, le village était plus sur le flan Sud.

Le four banale n'existe plus, il était pourtant important puisqu'on y faisait l'homme de paille. Il était accolé à la maison de M. Barakrok. Il empiétait sur la route actuelle. Dans les années 60, il n'était déjà plus qu'un tas de pierres.

Pierre Deroussi et Danielle Besson
Debout: Isabelle Dieux co-auteure de cet
article avec Françoise Mourgues
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Nous rencontrons Pierrot Deroussi et Danielle Besson. Lui est arrivée au village en 1962 et elle y est née. Ils se marient en 1974. Ils nous aident beaucoup pour mettre des dates sur les événements, sur l'histoire des familles, ce qui nous permet de grossir nos archives.

Anecdote : La famille Besson avait élevé un corbeau qui parlait et qui riait comme les gens. Il savait dire quelques gros mots ! Un jour le chat a voulu le croquer, le corbeau l'a insulté, le chat a eu la peur de sa vie et s'est sauvé ! Les gendarmes avaient eux aussi le droit à quelques noms d'oiseaux. Il disait à Paul Chaumeil : « Paulo, tu vas voir ». Ses propriétaire ont dû l'enfermer car il enlevait les échalotes que Mme Chaumeil venait de planter ! C'est par le grillage de sa cage qu'il s'est étranglé.

 

 

 

 

Chasse aux trésors à la "Croix Soubronne"
sur le chemin pastoraL
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A l'été 2010, l'association Peiro d'orses, Peiro de demo, en collaboration avec l'Office de Tourisme du Pays Gentiane, a proposé deux chasses au trésor sur le site. Les enfants ainsi que leurs parents ont été ravis d'apprendre que cet endroit paisible jouissait d'une vie intense.

 

 

 

 

 

 

Les photos que nous vous proposons avec ce petit résumé sont le fruit d'une sortie collective des membres de l'association et autres personnes désirant découvrir ce beau village.

Commentaires (2)

1. nicolas Wirtz 07/08/2012

Bonjour
je ne me lasse pas de ces paysages ! Chassagny ! j'y est passé toutes le vacances d'été de mon enfance et adolescence ! dans le sannées 80 et 90.
Arpenter sans fin les chemins vers Les Manicaudies, descendre auprès de la rivière "la Rhue", les Tranchades... combien de fois avions-nous pris ces chemins ! chercher les champignons dans les "Roches "! ma grand-mère n'est plus depuis cette année -elle repose dans le cimetière de Saint-Amandin auprès de mon grand-Père et de nombres d'aieux. Aujourd'hui la maison au coeur du village est souvent vide mais les souvenirs demeurent!
voilà après Paris vive Chassagny !

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